Formation au lycée Jean-Zay

De vrais pros au service des personnes dépendantes
Durant près de 6 mois, les postulants à la fonction d’employé familial, ont appris le métier. A l’heure du bilan final, l’espoir d’un emploi à la clé est l’objectif de cette session studieuse.
Ils sont une douzaine à avoir participé au bilan d’une action de formation axée sur la certification professionnelle d’employé familial et d’assistant de vie dépendance (EF-ADVD). Cette étape, concrétisée au lycée Jean-Zay, était la dernière avant le passage devant un jury d’experts, comprenant un oral pour décrocher leur précieux diplôme. Ce document sera ensuite un précieux atout pour exercer, mais aussi pour répondre aux critères de la Caisse d’allocations familiales. Dans les faits, les douze candidats ont choisi cette orientation, soit parce qu’ils sont demandeurs d’emploi, soit parce qu’ils désirent changer d’orientation. Leur cycle, financé par le conseil régional de Lorraine, a démarré le 28 septembre dernier et s’est achevé le 06 mars, après plus de 552 heures de théorie et 245 heures de pratique. Les représentants des différents partenaires de cette opération étaient également de cette séance finale, qu’il s’agisse du conseil régional, donc, de INFA Lorraine, de Pôle Emploi, de la Mission locale du bassin de Briey ou des employeurs d’aides à domicile (Adaph, Admr, Carni, Est).

Un homme parmi les dames
Dès qu’ils auront leur diplôme en poche, ces futurs pros interviendront au domicile des personnes fragiles, dépendantes ou en difficulté sociale. Ceci pour les aider dans actes essentiels, quotidiens et relationnels. Ce créneau s’avère d’ailleurs de plus en plus porteur, en raison de l’allongement de la durée de vie et des problèmes de santé qui s’y rattachent.
Morgane George, coordinatrice des actions EF-ADVD, ne tarit pas d’éloges sur cette session « Au fil de la formation, le groupe est devenu très soudé, malgré les différences d’âges et de caractères. Des liens d’amitié se sont tissés, ce qui a facilité l’apprentissage. »
Alors que la profession s’avère plutôt prisée par la gent féminine, un homme figurait même dans cette époque Jean-Noel Nicolas, 25 ans. Il a choisi cette orientation avec les vrais projets et l’envie d’assister les personnes à mobilité réduite. Lui et le autres candidats ont effectué plusieurs stages, lors desquels les moins âgés, comme Karina, 20 ans, ont beaucoup appris sur cet univers où les personnes âgées semblent apprécier la jeunesse. De son côté, Amandine, 23 ans, ne regrette pas, son métier de vendeuse « Ça me plait et mes stages se sont bien passés. J’ai pris à chaque fois plus d’assurance et de plus, j’ai une promesse d’embauche. » Car ici, le but est bien de décrocher un job. Mais rien n’est garanti même si, comme le rappelle un représentant des employeurs beaucoup de perspectives existent dans ce marché en vogue. « Un CDD peut rapidement se transformer en CDI, dès qu’il y a satisfaction et que la confiance s’établit de part et d’autre. » Et c’est tout ce qu’on souhaite à ces candidats-là.

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