Cannois déchaine

Le Prince, qui dispose pourtant d’un régiment de communicants et de hauts- fonctionnaires, et quelquefois même de hauts-fonctionnaires-communicants, n’a- t-il plus d’arguments pour contrer son opposition qu’il se sente obligé d’autoriser sa Cour et son Arrière-cour à répondre par l’insulte et par la menace ?

Jugez plutôt…

En réponse à l’intervention de l’Opposition sur la Dette de la Ville, l’ancien Grand Argentier n’a trouvé d’autre argument à opposer que de répondre « ferme-la, c’est de la connerie ». Peut-être, après tout faisait-il référence à la politique financière qu’il a lui-même organisée et qui a conduit au doublement de la Dette de la Ville entre 2001 et 2008 ?

Lorsque le patron de l’Opposition se fait le relais des commerçants cannois qui craignent pour leur sécurité pendant le déroulement du G20, il se fait traiter de « froussard » par un élu de la majorité qui vit calfeutré dans une résidence connue dans le Nord de La Bocca pour son très haut niveau de sécurité.

Lorsque la Dame de Cœur de l’Opposition aborde les dossiers de la façade maritime en général, et ceux du Port Canto en particulier, elle se fait tantôt reprocher « d’ânonner » le texte de ses interventions, tantôt menacer de perdre son droit d’expression en Conseil municipal par un Numérobis qui n’a pas la réputation d’être le meilleur orateur du Conseil municipal mais plutôt celle de plonger la salle dans une profonde léthargie si l’on en croit les mauvaises langues.

Ces « nouvelles méthodes de gouvernance » n’augurent rien de bon pour les tous derniers mois de cette mandature… et pour les Cannois ! Elles sont la marque d’une majorité qui a du mal à justifier une politique qui subit les déchirements internes de ceux qui tentent désespérément de la conduire à son terme.

Faute d’un véritable chef au pupitre, les musiciens de cet orchestre cacophonique essaient de jouer en solo leur petite partition personnelle. Résultat, les fifres s’époumonent à jouer plus fort que les trombones, les seconds violons ne parviennent pas à s’accorder entre eux, et la grosse caisse s’efforce, mais en vain, de donner le ton d’une marche forcée qui n’a rien d’héroïque mais qui évoquerait plutôt le rythme d’une marche funèbre.

En attendant, Princes comme Manants, nous vous souhaitons une bonne lecture à toutes et à tous !

 

 

Agence de communication cannes

 

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