TVA et chirurgie esthétique

Jusqu’à maintenant, les chirurgiens esthétiques ont été épargnés par le paiement de la TVA à l’État. Cela va bientôt changer, puisque l’administration fiscale a décidé de leur imposer cette taxe. Il s’agit d’une décision qui ne sera pas sans conséquence pour les patients. La décision a été prise vers 2007. Les interventions chirurgicales à visée esthétique devront être soumises à la TVA. Ce sont par exemple la correction d’oreille décollée ou le lipomodelage. Cette dernière est fixée à 19,6%. Cela représente une somme d’environ 23 millions d’euros pour les caisses de l’État, sur un marché estimé à 120 millions d’euros. En moyenne, chaque praticien spécialisé dans ce domaine devra verser 40.000 euros par an à l’État. En effet, les gains annuels d’un cabinet de chirurgie esthétique sont estimés à 200.000 euros. Ces quarante mille euros représentent les 19,6% de TVA prélevés par l’État. En tout, ce sont 3000 membres du corps médical qui sont concernées par cette mesure. Parmi eux, l’on compte 800 chirurgiens et 1000 médecins.

Le président de l’association fédérale des médecins esthétiques s’insurge contre cette mesure. Selon lui, cette décision devrait s’appliquer aussi aux autres prestations des médecins comme la délivrance d’un certificat d’aptitude au sport. L’application de la TVA ne sera pas sans conséquence pour les patients. En effet, la facture devrait être revue à la hausse pour toutes les opérations de chirurgie esthétique. À titre d’exemple, une opération de correction mammaire devrait coûter 3600 euros, une fois que la TVA incluse. Sans la TVA, elle s’élève à 3000 euros. De même, pour un lifting du visage, la note sera à 640 euros. Jusque-là, il a coûté 600 euros. Comme pour les autres interventions chirurgicales, les hommes souhaitant corriger une gynecomastie doivent s’attendre à une facture plus salée.

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